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bruXsel pride

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bruXsel pride
Submitted by webmastery on Vendredi, 28 Mars 2008 - 7:51pm | | | |

elephant

en finir avec des constructions institutionnelles compliquées et inefficaces
vlug een "light" versie van een duidelijke staatshervorming met een efficiënte federale staat

Non au projet ringard de la Belgique bicommunautaire de papa

“ Un seul ministre-président pour la Wallonie et la Communauté française ? Bravo. Enfin un coordinateur unique pour l’ensemble des compétences défédéralisées qui concernent la Wallonie. C’est la sagesse même.
Reste à faire la même chose pour Bruxelles, en transférant aux autorités bruxelloises les compétences communautaires qui concernent leur Région : pour simplifier nos institutions mais surtout pour permettre à Bruxelles comme à la Wallonie de formuler enfin un projet fort, cohérent et mobilisateur, appuyé sur une version « light » ferme et efficace de notre Etat fédéral dûment reconfiguré.”

C’est le professeur Philippe Van Parijs - un initiateur de l’Appel des Bruxellois « Nous existons ! - qui le dit, dans une carte blanche qui lui permet de développer ses arguments en faveur d’une Belgique fédérale à 3 Régions.

 

Halt aan een oudbollig bicommunautair Belgique de papa

"Eén en dezelfde minister-president voor zowel het Waals Gewest als de Franse Gemeenschap? Bravo. Eindelijk een homogeen bestuur voor bevoegdheden die de Federale overheid aan Wallonië overdraagt. Dit is gezond verstand.
Logisch gevolg hiervan is dat men ook voor het Brussels stadsgewest de gemeenschapsbevoegdheden aan de gewestregering overdraagt : het zou onze instellingen fel vereenvoudigen en het zou vooral Brussel net als Wallonië toelaten eindelijk een duidelijk, coherent, en gemeenschappelijk projekt op te zetten Deze zou ondersteund worden door een "light" versie van een duidelijke staatshervorming met een efficiënte federale staat."

Het is professor Philippe Van Parijs - medestichter van de Oproep van de Brusselaars "Wij bestaan!" - die deze stelling naar voren brengt in een opiniestuk waarin hij pleit voor een federaal België met drie Gewesten.

bruXsel forum*

Le Soir – Carte blanche - 28/03/08

Fusions des exécutifs : bravo les Wallons, au tour des Bruxellois !

Philippe Van Parijs - Professeur à l'UCL et à Harvard

(… extrait) D’ici aux élections régionales, on détectera peu à peu quelles sont les formations et les personnalités politiques bruxelloises qui s’obstineront à rabibocher le projet ringard de la Belgique bicommunautaire de papa, voire avoueront franchement leur ambition de placer Bruxelles sous tutelle wallonne, et lesquelles s’attelleront au contraire à proposer et construire un projet décomplexé incluant tous les Bruxellois, et épaulant fraternellement une Wallonie enfin maîtresse de sa culture et de son enseignement.

 

Le Soir – Carte blanche - 28/03/08

Fusions des exécutifs : bravo les Wallons, au tour des Bruxellois !

Philippe Van Parijs - Professeur à l'UCL et à Harvard

Un seul ministre-président pour la Wallonie et la Communauté française ? Bravo. Enfin un coordinateur unique pour l’ensemble des compétences défédéralisées qui concernent la Wallonie. C’est la sagesse même.

Reste à faire la même chose pour Bruxelles, en transférant aux autorités bruxelloises les compétences communautaires qui concernent leur Région : pour simplifier nos institutions mais surtout pour permettre à Bruxelles comme à la Wallonie de formuler enfin un projet fort, cohérent et mobilisateur, appuyé sur une version « light » ferme et efficace de notre Etat fédéral dûment reconfiguré.

Pourquoi pas plutôt un projet commun aux Wallons et aux Bruxellois ? Parce qu’au-delà du projet qui les rassemble avec la Flandre au sein de la Belgique fédérale, un tel projet n’est ni réaliste ni désirable.

Qu’il ne soit pas réaliste, quelques chiffres aideront à s’en convaincre. Une vaste enquête récemment publiée a notamment établi le constat, abondamment commenté dans la presse, qu’en termes de compétence le néerlandais a cédé la deuxième place à l’anglais au sein de la population bruxelloise (R. Janssens, Van Brussel gesproken, VUB Press, 2007, partiellement synthétisé dans Brussels Studies nº13, janvier 2008).

Mais elle apporte bien d’autres enseignements. Ainsi, il a été demandé aux personnes interrogées d’indiquer à quelle catégorie elles s’identifiaient en premier lieu. En ce sens, 39,8 % des Bruxellois se sont avérés être d’abord Belges, 19,6 % d’abord Bruxellois, 15 % d’abord Européens, 6,6 % d’abord francophones et 1,6 % d’abord Flamands. L’ordre entre ces cinq identités est le même pour toutes les tranches d’âge, mais les proportions varient. Ainsi, pour les personnes qui se déclarent prioritairement bruxelloises, la proportion maximale est atteinte chez les plus jeunes (21,7 %). Pour celles qui se déclarent prioritairement francophones, le maximum est atteint chez les plus de 65 ans (8,2 %).

Pour un grand projet francophone avec une assise bruxelloise dynamique, voilà qui n’est guère encourageant. Mais ce n’est pas tout. Comme dans une enquête similaire menée en 2000, les personnes interrogées eurent également à se prononcer sur le statut futur de leur région, en indiquant, parmi quatre options – statu quo, rattachement à la Flandre, rattachement à la Wallonie et statut spécial comme capitale de l’Europe –, laquelle correspondait le mieux à leur opinion. De 2000 à 2006, le nombre des adhérents au statu quo a chuté de 60,5 à 51,7 %. Le projet commun Wallonie-Bruxelles en a-t-il profité ? Pas du tout. Au contraire même : ceux qui optent pour le rattachement à la Wallonie, déjà rares, le sont devenus plus encore. Sur les six ans, ils sont passés de 2,1 à 1,7 %, et ils sont aujourd’hui moins nombreux – même parmi les Bruxellois francophones – que ceux qui optent pour un rattachement à la Flandre, qui passent pour leur part de 0,9 à 2,9 % du total.

Mais ces oscillations ne sont que broutilles à côté d’un fait massif, qui ne s’est guère modifié dans la période considérée. En 2006 comme en 2000, l’immense majorité (plus de 9 sur 10) de ceux qui ne croient pas au statu quo optent pour un statut spécial comme capitale de l’Europe. En l’espace de six ans, leur nombre est passé de 36,4 à 43,7 % de la population totale.

Ce qui n’est pas réaliste, cependant, est parfois désirable. Et il faut alors lutter pour le rendre réaliste. Mais un projet francophone n’est pas plus désirable qu’il n’est réaliste. Fondamentalement parce que pour être viable et acceptable un projet politique doit être territorial et non communautaire. Du niveau communal à celui de l’Union européenne, il doit inclure tous ceux qui partagent un territoire, et non associer tous ceux qui appartiennent à une même « ethnie », que celle-ci soit définie en termes raciaux, religieux ou linguistiques. Donc de grâce pas un projet politique pour les néerlandophones (et assimilés) d’une part, et un autre pour les francophones (et assimilés) d’autre part, mais un projet pour tous les habitants de Wallonie, un autre pour tous les habitants de Flandre et un autre encore pour tous les habitants de Bruxelles, dans chaque cas quelles que soient les langues qu’ils parlent et les origines dont ils se revendiquent.

Aux antipodes d’un recroquevillement communautaire, un projet régional wallon ou bruxellois ne doit ni ne peut être un repli régional. Tout au contraire, il doit permettre aux Wallons de mieux s’ouvrir aux deux pays voisins que la Wallonie partage avec la Flandre, et aux deux autres qu’elle possède en propre et avec lesquels la Communauté germanophone lui offre un puissant et précieux lien. Et il doit bien sûr permettre au Bruxellois de mieux faire de leur petite ville cosmopolite une capitale de l’Europe dont tous les Européens puissent être fiers. Pas seulement pour le charme de ses restaurants exotiques ou le génie de ses dimanches sans voitures. Mais avant tout parce qu’elle aura pu mobiliser à temps les atouts dont elle dispose pour relever le défi immense que représente la cohabitation de populations toujours plus diverses et pour donner un avenir à tous les jeunes qui y grandissent.

Pour ce faire, il est crucial que le gouvernement et le parlement bruxellois puissent avoir en main, comme leurs homologues wallons, l’essentiel des compétences communautaires.

Crucial pour pouvoir mener une politique cohérente en matière de scolarité et d’urbanisme, de formation et d’emploi. Crucial pour assurer au mieux l’indispensable collaboration avec les deux Régions qui l’entourent. Crucial et urgent pour pouvoir transformer la coexistence de trois systèmes scolaires – francophone, flamand et européen – d’une grave menace d’apartheid en un redoutable instrument pour doter tous les élèves bruxellois des compétences linguistiques sans lesquelles ils seront gravement handicapés, même dans leur ville, tout au long de leur existence.

D’ici aux élections régionales, on détectera peu à peu quelles sont les formations et les personnalités politiques bruxelloises qui s’obstineront à rabibocher le projet ringard de la Belgique bicommunautaire de papa, voire avoueront franchement leur ambition de placer Bruxelles sous tutelle wallonne, et lesquelles s’attelleront au contraire à proposer et construire un projet décomplexé incluant tous les Bruxellois, et épaulant fraternellement une Wallonie enfin maîtresse de sa culture et de son enseignement.


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Sujet: 
Bonjour le gâchis
Auteur: 
Paul Willems
Date: 
Sam, 29/03/2008 - 01:28

Aucun type d'institutions, bicommunauté, autonomie ne peut satisfaire les Bruxellois. Débattre de cette manière de l'avenir de Bruxelles est une manière de légitimer a priori des institutions politiques qui ne rassurent pas, dont les options n'apaisent, ne satisfont personne, excepté ceux qui profitent de la situation, quelles qu'elles soient qui ne tiennent plus debout, qui servent avant tout à réduire le débat démocratique, à en limiter extraordinairement les points de vue, souvent fabriqués à l'avance. La compétition pour le pouvoir est devenue un divertissement dont personne n'attend plus rien, sauf ceux qui placent leur fortune dans la dislocation de ce qui existe.
Sans les enjeux communautaires, peut-être serait-on plus avancé dans la remise en cause des institutions politiques existantes, mais ce n'est même pas sûr. Peut-être, au contraire, la fascisation du pouvoir serait-elle a l'ordre du jour. En fait, les enjeux régionalistes font barrage, ils empêchent de faire valoir d'autres enjeux. Mais les choses n'avanceraient pas non plus d'une autre manière.
De même l'on parle du Tibet pour ne pas parler d'autre chose, du passé, de l'assymétrie, des inégalités, du subjectivisme qui domine la politique internationale, des invasions du passé, bref, de la Chine qui sera réduite par les médias à des enjeux nationalistes, aux maux de la population clairsemée de la partie montagneuse de son territoire. Il est des maux au sujet desquels les médias s'étendent systématiquement à cause d'une sorte de réflexe conditionné. Le malheur de certains peuples privés d'état, de gouvernement, comme si états, gouvernements résolvaient les problèmes. C'est une vision préconçue. Il est des maux dont on n'entend pas parler. Du lynchage du chômage et des pauvres par exemple qui s'organise qui ne laisse aux chômeurs aucun échappatoire, quoiqu'en dise des dirigeants béni-oui oui et des capitalistes.
Le détricotage de la sécurité sociale se passe en demi-teinte. Les options stratégiques du gouvernement, la politique étrangère ont l'air de formalités et ne font par conséquent pas l'objet de commentaires, de critiques. Personne ne se sent concerné.
Les élections américaines, comme les élections régionales, comme les élections en général, ne peuvent que décevoir. Quelque forme et quelque formation politiques qui l'emporte. Il n'est pas détendant d'assister à ce gâchis.
En outre, en ce qui concerne Bruxelles, j'imagine mal l'univers réduit à une ville. Il est déjà assez réduit comme ça.
Il s'agirait de manifester pour faire valoir ce point de vue: on ne veut plus de gouvernement. Ils sont tous corrompus. On s'en fiche.


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Sujet: 
L'anti-Démocratie paralysante : "Pensée" unique et droit de véto
Auteur: 
Micropolis
Date: 
Sam, 05/04/2008 - 15:06


Cher Paul,

Le "gâchis" c'est aussi de répéter sans cesse qu'ils sont tous corrompus, qu'ils ne sont bons à rien, que la gauche européenne actuelle a viré de bord ou n'est plus qu'un ramassis d'incapables, ...
Une fois le constat fait, il faut essayer de comprendre PQ ça ne marche pas, avant de pouvoir chercher à faire mieux : Soyons plus constructifs.

Quand la politique va mal, les gens ne s'en occupent plus, comme s'ils avaient un comportement de consommateur plutôt que d'acteur des événements. Comme un bon film qu'on veut regarder.
Tant que la politique travaille bien, on a envie de rêver avec elle, mais c'est justement quand elle est en panne qu'on devrait s'en occuper, qu'on a vraiment besoin de nous, car elle ne s'en sortira pas toute seule.
Quand ça va bien, on n'est pas vraiment nécessaire (comme acteur), mais on aime la consommer; quand elle va mal, elle produit des rêves qui ne nous plaisent pas, et donc (comme consommateur passif) on s'en détourne, au lieu d'intervenir, justement (comme acteur) pour changer ces rêves absurdes.

1. PQ rejeter la politique ?

<PQ ne pas vouloir "Changer le Monde ?" - est-il si parfait ?>
C'est toujours le gouvernement du niveau le plus élevé qui définit et défend les valeurs communes, qui joue le rôle d'arbitre des conflits entre éléments du système qu'il gouverne.
<Sans gouvernement c'est ...le retour aux lois de la jungle>
Son absence laisse dégénérer ces conflits, et sa disparition tranfère son pouvoir vers des valeurs de différenciation : couleurs, langues, religions, traditions, corporations, ...
<La décomposition de l'Europe n'est pas un paradoxe>

Ces 3 textes montrent assez bien que c'est la "constitution" définissant les niveaux de pouvoirs les plus élevés qui fait défaut, et que de bons partis de gauche ne pourraient rien changer tant que TOUS les gouvernements de l'UE ne seront pas à gauche SIMULTANÉMENT, rien de significatif ne pourra changer dans la bonne direction (droits sociaux et écologie).
C'est PQ les USA refusent systématiquement de signer tous les traités internationaux. Et que les Britanniques réclament des exceptions pour chacun des devoirs imposés par l'UE aux états membres : Les Ultra-Libéraux veulent toujours se maintenir au-dessus des lois valables pour tous les autres, mais tout en s'insinuant dans le système avec les autres, dont ils pourront ainsi profiter à loisir de la solidarité, ...sans jamais devoir y participer !
Même si nous accordons tous le statut d'Humanité à tous les Hommes actuels, jadis c'était loin d'être le cas, et actuellement il n'existe toujours pas de gouvernement Mondial qui pourrait imposer un minimum de salaire, de sécu, et de protection de la Nature qui puissent rendre la concurrence moins déloyale, et donc notre économie plus supportable par tous, et plus durable dans les limites de notre environnement naturel fini, ...et donc les conflits moins probables.

2. Qu'attendrait-on, en effet, d'un BON gouvernement de Gauche ?

  • Augmenter les allocations locales ? -> plus que les bas salaires ? -> mieux vaut alors ne plus travailler !
  • Augmenter d'abord les plus bas salaires locaux ? -> Faillite précipitée de nos Patrons locaux, forcément plus chers que les esclavagistes ! -> Chômage accéléré de nos travailleurs locaux.
  • Augmenter la protection locale de la nature ? -> Faillite précipitée de nos Patrons locaux, forcément plus chers que les pollueurs légaux dans le reste du monde ! -> Chômage accéléré de nos travailleurs locaux.
  • Autrement dit : La démocratie est en panne, depuis l'ouverture des marchés à la concurrence Ultra-Libérale imposée par la "pensée" unique, car, dans de telles conditions, nous ne serons jamais moins chers que les esclavagistes, les paradis fiscaux des égoïstes, ou/et les pollueurs impunis, tous parfaitement légaux hors des démocraties, et même dans certaines pseudo-démocraties.
  • Chaque fois que tous les pays d'Europe n'ont pas simultanément un gouvernement de gauche, aucune tendance de gauche ne pourra venir initier un redressement humaniste en Europe, et chaque fois ce sera reconnu comme un échec des idéologies de Gauche alors que c'est une contrainte de la "pensée" unique imposant toujours plus de concurrence sauvage irrespectueuse de toute humanité. Pour s'en sortir, chaque pays ne peut alors que réduire ses impôts, salaires, conditions de travail, ...pour tenter de retrouver une concurrence toujours plus bas, réduisant ainsi chaque fois un peu plus les capacités redistributrices des États démocratiques. Et chaque fois, les électeurs se détourneront de la politique, les croyant tous incapables alors que c'est l'unanimité et le Véto qui les disqualifient éternellement.

    3. CQFD ?     Que peut-on ajouter ?

  • Que les pays européens sont (étaient ?!) les seules démocraties vraiment humanistes et redistributives dans le Monde, mais que "l'étage" européen est une dictature Ultra-Libérale soumise à la "pensée" unique, une machine qui ne sert effectivement qu'à forcer toutes nos démocraties incluses à oublier leurs régulations, pour les mettre à nu comme des passoires, totalement soumises, malgré toutes leurs promesses, à la dictature UL de la "pensée" unique : Leur intention semble bien être de ne jamais permettre aucun virage à gauche des sommets européens, comme la Belgique était conçue déjà morte aussi, dans l'oeuf, en abolissant la circonscription fédérale par une frontière linguistique, et en créant nos partis linguistiques.

  • Que l'Europe ne définit et ne défend sans cesse que les valeurs Ultra-Libérales de dérégulation entre états européens sans jamais entamer l'approfondissement des lois sociales et écologiques pour lesquelles nos parents se sont battus durant des décennies, et pompe toute notre souveraineté nationale pour la foutre purement et simplement à la poubelle.
    Cela met en concurrence, sans aucune protection des valeurs à promouvoir, des pays à hauts salaires/sécu/protection écolo avec des pays à bas salaires/sécu/protection écolo, et donc ce n'est jamais le meilleur (plus respectueux) qui gagne mais le moins cher (le plus irrespectueux) !
    Et en Belgique, nous n'avons même plus de circonscription fédérale qui permettrait de conserver des valeurs communes, et des extrémistes de toutes espèces s'acharnent (et sont élus !) pour diviser les valeurs communes ancestrales et nous pousser à la dégringolade vers les plus bas salaires, sécu, et protection naturelle. Nous sommes donc un modèle dans le genre, réduisant déjà les impôts à redistribuer à chaque élection, dans l'espoir absurde de devenir, un jour, moins chers que les esclavagistes, les paradis fiscaux (pour nos vedettes les plus égoïstes), et les pollueurs impunis.

  • Que chaque fois qu'un parti projette de défendre les valeurs humanistes, il suffit qu'1 seul refuse (droit de véto, unanimité décisionnelle), pour qu'il ait l'immense pouvoir de bloquer 500 millions d'Européens.
    Qu'on peut faire la même critique au niveau Mondial (ONU), soumis aux mêmes types de règles anti-démocratiques, 2 institutions nées ensembles à la fin de la 2ème guerre mondiale. La démocratie c'est gérer (dans) la diversité, or L'UE et l'ONU ne fonctionnent qu'à l'unanimité, ce qui devint de plus en plus impossible à mesure de l'élargissement à de nouveaux pays. On nous demande de penser tous la même chose, au lieu de nous engager à soutenir notre diversité en apprenant à nous compléter en bonne harmonie.

    4. Les Ultra-Libéraux font semblant d'oublier (ils le savent, mais espèrent NOUS en faire oublier l'impérieuse NÉCESSITÉ, en nous la faisant passer pour un "choix idéologique" !) qu'un système économique est un système d'échange entre 2 cycles complémentaires en sens inverses :

  • Il faut distribuer des produits/services intéressants/utiles, mais aussi du pouvoir d'achat pour les acheter et qui remboursera en retour le coût et fournira tous les bénéfices.
    Il faut mondialiser la Démocratie avant de mondialiser l'Économie de marché, sinon c'est le Marché qui sera détruit, ...par disparition "progressive" du pouvoir d'achat : L'ultra-Libéralisme transforme des travailleurs démocratiques bien payés en chômeurs moins bien payés, ...pour les remplacer par des esclaves encore moins bien payés, ou en machines pas payées du tout. Où sera alors passé le pouvoir d'achat, que doit distribuer l'économie (ou redistribuer la politique !) pour obtenir les bénéfices escomptés ? Tout travailleur démocratique n'est plus qu'un chômeur en sursis, ...et tout chômeur démocratique n'est plus qu'un esclave ens sursis, ...lorsque l'État, désargenté par réduction d'impôts, ne pourra plus assurer la sécurité sociale.

  • C'est la conception du progrès, elle-même, qui est à refaire : Il ne faut pas remplacer le travailleur par la machine, mais le seconder par elle, en le débarrassant des tâches les plus rébarbatives pour lui donner le recul nécessaire à la réflexion sur le service, le produit, le conseil et l'écoute des clients, le contrôle et l'amélioration des machines et des services offerts, au lieu de vouloir à tout prix le stresser comme une machine sans plus lui laisser le temps de pouvoir exploiter sa véritable humanité. Et le pouvoir d'achat doit continuer à être distribué, sous forme de salaire, de préférence, sinon sous forme d'allocations et donc d'impôts pour les financer, lorsque la tâche ne peut plus être améliorée par une présence humaine, ...ce qui est peu probable !

  • Mais la fin de la démocratie ne fut vraiment enclenchée qu'à l'ouverture des marchés, début des années 80, par la "pensée" unique imposant la dérégulation des marchés pour rétablir la "concurrence pure et naturelle" des échanges économiques, et donc le rétablissement des lois de la jungle, décapitant l'humanisme portant jusqu'alors le progrès démocratique : L'avion économique, refusait dorénavant toute espèce de contrainte socio-écologique à l'accumulation "naturelle" des bénfices des seuls financiers, qui devenaient donc les nouveaux maîtres du Monde, avant les patrons, avant les travailleurs. Le Monde renversait le "Grand sablier" des flux de progrès, et le nouveau Monde recommençait à marcher sur la tête, comme aux temps d'avant toute science, avant toute religion, avant tout élan humaniste, au temps des croc-magnons.

  • Certains parlent de Néo-Libéralisme, mais je trouve plus fidèle à la vérité de parler d'Ultra-Libéralisme, car Néo donnerait à croire à un progrès, une invention, une nouveauté quelconque, alors que c'est d'un retour ancestral qu'il s'agit pleinement : Ils n'ont rien inventé, ils ont simplement voulu tracer un trait sur l'Histoire.
    L'Ultra-Libéralisme va au-dela (Ultra) de la liberté démocratique, respectueuse d'autrui, réciproque : Je dois revendiquer autant de liberté pour les autres que je n'en réclame pour moi : Mes droits sont achetés par mes devoirs.
    L'Ultra-Libéral ne paie pas ses impôts, ni de salaires, ni ne protège la Nature de notre cupidité sans limite : Il veut tous les droits pour lui seul, et aucun devoir, et attribue aux autres tous les devoirs et aucun droit.

    Il est interdit d'interdire ! (célèbre et redoutable boutade attribuée à Jean Yanne, qui fut étonné qu'on la prenne au 1er degré !). On sait bien que c'est le mal qu'ainsi on ne peut plus interdire, hypocritement !!


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    Sujet: 
    Essai de justification
    Auteur: 
    Paul Willems
    Date: 
    Mar, 08/04/2008 - 17:22

    Ok, cher Micropolis, joli, jolie argumentation.

    A t'en croire, si tout le monde votait à gauche tout irait pour le mieux. Sur un plan pragmatique, c'est à cela que revient ton discours. Voilà ton crédo.. Je ne suis pas convaincu que cela soit correct. Je suis même convaincu du contraire, sauf ton respect, bien sûr. Dire pourquoi est difficile. Il faut réellement couper les cheveux en quatre, analyser chaque idée, presque chaque mot, pour déceler les vices de raisonnements, les ambigüités, les erreurs, les poncifs, les raccourcis, les... de gauche, comme de droite. Cette tâche, il faut l'accomplir sans faire de concession, même à l'esprit de parti. Bref, cela n'intéresse personne. C'est beaucoup trop compliqué. Comme il était difficile au quatorzième siècle de dire que le soleil était au centre du système, il est difficile aujourd'hui de faire valoir un autre discours que le discours politique démocratique dominant. Voilà pourquoi, je me contente de réagir au jugé, de dire ce que je pense en essayant seulement de me faire comprendre. Je me trompe régulièrement.
    Ma culture est scientifique, philosophique, mais cela ne veut absolument rien dire. Je ne peux absolument pas faire référence à la science, à la culture pour me justifier. Elles ne nous apprennent pratiquement rien. Aujourd'hui, la science sert à faire valoir, ainsi qu'à censurer, ou à imposer presque n'importe quoi. Dans une époque soi-disant décomplexée par rapport au savoir, on fabrique des maîtres-à-penser à tour de bras. Merci, les nouveaux philosophes.
    Mon point de vue est systématiquement raillé, critiqué, parce qu'il se fait que je passe mon temps à critiquer tous ces maîtres à penser, qu'ils soient de gauche ou de droite. Je n'ai opas l'occasion de dire ce que je pense, je suis toujours forcé de me positionner par rapport à ce que pensent certains. Cela heurte la moutonnerie locale, friande de simplismes, de raccourcis, et qui vaut bien la moutonnerie généralisée.
    Gloser sur nos identités, cultures respectives me fait toujours rire quand je pense au mimétisme dont le Belge en général est capable, le Bruxellois en particulier. Il suffit qu'un moine tibétain, qu'un chamane, qu'un scientifique débarque d'outre-Atlantique, ou même d'outre-Quiévrain, pour que les gens se soient en pamoison, et même pour qu'ils aient une nouvelle cause à défendre. Je me dis que c'est peut-être un des seuls pays au monde où un discours purement nationaliste ne peut absolument pas marcher, et, où, en même temps, il est le seul qui fonctionne systématiquement. Récemment, j'ai vu une émission sur les frites à la R.T.B.F.. j'ai été obligé de changer de poste. Je n'en pouvais plus. C'était trop éprouvant pour mon orgueil. Dans ce petit pays, l'autosatisfaction chauvine et ridicule a dépassé toutes les bornes. La culture de l'inculture également.
    Le Belge éprouve une immense difficulté à se démarquer, à se positionner, à faire valoir de manière générale son autonomie. Il ne lui reste que les frites pour croire en lui. Ou il lui faut systématiquement faire référence à quelque chose, à un discours extérieur, à une théorie qu'il n'a pas inventés. En même temps, il est extrêmement jaloux, soucieux qu'on ne lui impose rien, il revendique à corps et à cris une indépendance de pensée absolue, fait état de sa culture à tout crin, ne citant toutefois des artistes belges que du moment qu'ils ont défrayé la chronique en s'imposant ailleurs qu'en Belgique.
    Il est évident pour moi que les problèmes institutionnels le dépassent complètement. Comme ils dépassent tout le monde, les gens dans la plupart des pays, ne fût-ce que parce qu'il existe un seul modèle, un seul système considéré comme valable, alors que ce n'est pas du tout le cas.
    Ce qui est cependant passionnant, c'est que le Belge passât son temps à changer de conception sur le plan politique, qu'il n'arrive pas à se fixer, alors qu'il se trouve forcé de trancher, de faire un choix. Tout est bon. Rien ne marche. Nonobstant sa faiblesse théorique, il ne recule même pas devant la nécessité de se poser quelques questions d'ordre théorique. Il se juge par contre en mesure d'écrire la nouvelle constitution du Congo ce qui est un comble. Sans doute, pense-t-il, que, dans ce cas, son incompétence relative joue un rôle positif, qu'elle rassure tout le monde.
    J'ai écrit un texte sur le parallèle qui existe entre les Tibétains actuels et les Belges de 1830. C'est édifiant concernant les motivations révolutionnaires réelles de ce pays qu'il faut nécessairement imputer aux diplomaties anglaise et surtout française, plutôt qu'à une courant identitaire national, à une culture, à un projet de société autonome et intéressant.
    Bref, pour discuter à fond d'un problème avec mes compatriotes, il s'agit de remettre systématiquement en question leur ontologie naturelle, rarement consciente, ce qui entraîne une série de difficultés ne fût-ce que sur un simple plan affectif. Il est rare que je puisse faire état d'un raisonnement qui me soit propre. Je passe mon temps à me faire lyncher psychologiquement, comme un noir sous l'apartheid ou une sorcière au moyen-âge.
    Il s'agit toujours en général d'adhérer aux idées d'une tête pointue ou d'une tête carrée ou de passer à la moulinette. Par conséquent, j'ai de plus en plus envie d'aller vivre dans un Tepee.
    Mais soit, parlons de la gauche, pas de la Belgique, des moutons que nous sommes. Le sujet en vaut la peine. C'est certainement plus utile.
    Il y a ce qu’on appelle la politique-spectacle. Qu'est-ce que la politique spectacle? Ce n'est pas n'importe quoi, c'est tout un problème en soi. Il y a également le rôle que joue la gauche par rapport à cette politique-spectacle. Il me semble qu’elle y joue un rôle essentiel pour rabibocher les choses lorsqu’elles vont trop loin. Je vais tenter de justifier mon point de vue à ce sujet. Qu’est-ce que la gauche ? Que veut-elle ? Existe-t-elle ? Quel rôle joue-t-elle ?
    J’aime bien cette lettre de Trotzky sur La révolution étranglée où il accuse les révolutionnaires que Malraux a tendance à élever au pinacle d’être des bourgeois pénétrés de la peur de la réussite de leur entreprise révolutionnaire. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la question est complexe.
    Les partis communistes soi-disant révolutionnaires ne persistent-ils pas à défendre des régimes autoritaires ?
    J’ai reçu récemment un E-Mail du P.T.B., j’ai été frappé par le ton autoritaire de ce Mail, écrit comme dans la précipitation, sans réfléchir. Il ne s’agissait pas d’informer au sujet d’Electrabel, mais de réagir tout de suite, de signer une pétition pour que les fournitures d’énergie ne soient pas taxées comme des produits de luxe, mais comme des denrées de première nécessité. Il s’agissait d’un lynchage. Ou du moins d’un pseudo-lynchage, ce qui donne raison à Electrabel dans la mesure où l’absence d’arguments, de discussion ne plaide pas en faveur de la gauche, ou, du moins, de cette tendance de la gauche. Je ne pense pas que cette attitude soit indiquée. Mais cette attitude est compréhensible. Les arguments du P.T.B. ne tiennent pas la route. Ils manquent de profondeur. Ils semblent davantage redevables à des inquiétudes domestiques dont le spectre agite aussi bien la droite que des gens plus à gauche, qu’à une réflexion approfondie et à une argumentation politique et économique. Ils pêchent par précipitation ce qui résulte selon Mao Tsé Toung d’un excès d’autoritarisme. Les arguments du P.T.B. font penser à ceux des riches qui, comme tu le soulignes, ne veulent pas payer de taxes, n'estiment pas qu'ils ont des devoirs, mais estiment que les autres en ont. En fait, le pétrole est en train de devenir un produit de luxe. Les gens doivent en être conscients. Au lieu de faire prendre conscience au gens d’un problème, le P.T.B. s’efforce de les manipuler, il refuse de prendre en compte ce dernier.
    Au même moment, ce parti défend à tous crins la Chine face aux accusations dont elle fait l’objet, à cause des événements au Tibet. Or la Chine est une dictature qui s’est mise au service du capitalisme le plus outrancier et retors. Bien sûr, elle se prétend toujours marxiste, mais que vaut encore ce marxisme ? Comment adhérer à ce genre de ponts de vue?
    En fait, je ne vois pas beaucoup de politiciens de gauche dont les idées tiennent debout. Même Besancenot fait à mon avis erreur sur certains plans. Ségolène Royal, c’est tantôt un coup à droite, tantôt un coup à gauche. Au moins, on est en droit de refuser de voter pour des gens avec lesquels on n'est pas d'accord. Il nous reste ça. Cela signifie-t-il que la gauche ne parviendra jamais à rien changer?
    Il semble bien que le terme gauche indique un sens, une direction progressistes, cela c’est à peu près sûr. Mais la plupart des politiciens de gauche ne cessent de se tromper de direction. Dans de très nombreuses circonstances, ils optent pour des positions opposées. On dirait qu’ils cherchent exclusivement à séduire avec certains arguments pour avoir plus de chances d’imposer des mesures souvent de droite, des solutions controversées, opposées.
    Cela a-t-il un sens de soutenir un courant politique aussi disparate, contradictoire ?
    Il ne me semble pas que les gens ne suivent pas, ne s’intéressent pas à la politique parce que les choses vont mal. Au contraire… Je pense que c’est plutôt parce que les politiciens ne sont pas, ou plus crédibles, qu’ils ne s’y intéressent pas. La politique-spectacle sert de fait à imposer des solutions qui vont toutes dans le même sens. Il n’y a plus rien de démocratique dans cela. La démocratie sert en fait à justifier, à imposer des mesures antidémocratiques. Il s’agit de susciter l’attention, de mobiliser les gens en permanence pour qu'ils ne pensent pas à autre chose. On fait dire aux journaux, aux gens aux politiciens ce qu’on veut. Tout cela se manigance, s’ourdit, se prépare. Peut-être n'y a-t-il pas moyen de faire autrement? Mais que faire quand la direction générale est mauvaise? Comment prendre une décision acceptable?
    En fait, en dépit des apparences, on est confronté à un système totalitaire. Dans le cadre de ce système, il est irresponsable de rêver que la gauche parvienne au pouvoir et qu’elle change les choses. Seule une crise révolutionnaire permettrait de changer les choses, mais toute nation qui s’engagerait dans un tel sens rencontrerait énormément de difficultés. N’est-ce pas le cas de Cuba ?
    Que peut faire la gauche face à cette forme de totalitarisme, face à la fascisation rampante de la société et du pouvoir? Il y a presque cinquante ans qu’on sait que cette société est totalitaire. Herbert Marcuse a écrit l’Homme unidimensionnel en 1964. Il semble qu’il n’y ait rien à faire. Aujourd’hui, l’écologie radicale conseille à ses militants d’aller vivre comme les Indiens, de construire un Tepee. On n’a pas avancé d’un pouce par rapport à 1964. Est-ce qu’on n’est pas confronté à un certain gâchis quand même?

    Tu souhaites qu’on soit plus constructif. Mais qu’a fait la gauche depuis quarante ans ? Tu me diras, qu'elle n' cessé de défendre les petits, la sécurité sociale, de lutter contre l'ultralibéralisme. Mais a-t-elle écrit un manifeste, à part la déclaration de la troisième voie qui privilégie le dogme de la flexibilité, est-elle à l'origine d'un texte où les questions, les problèmes soient clairement posés, les dangers. Or, n'est-ce pas la seule chose qu’on devrait attendre d’elle! Elle en a les moyens. Mais c’est le contraire qu'elle a fait. J'ai eu droit à des justificatifs dxu traité constitutionnel européen, ultralibéral, à toutes sortes de textes qui justifient toutes les exactions possibles.
    Elle devrait clairement prendre position contre l’idéologie anti-chômeur, mais c’est elle au contraire qui met en oeuvre l’état social actif dont la justification s’appuie directement sur le dogme anti-chômeur.

    En fait, je pense que la sphère politique s’identifie à une croyance, à un dogme, autrement dit à une idéologie. C’est cette idéologie politique qui n’a rien à voir avec ce qu’elle passe pour être qu’il faut impérativement critiquer. C’est cela, pour moi, être constructif. Il faut critiquer l'idéologie en question. Piur cela, il s'agit bien sûr de tenir compte de ceux qui ont critiqué cette idéologie dans le passé.
    Il faut surtout se demander ce à quoi cela correspond : critiquer une idéologie. Qu’est-ce que cela implique sur un plan pratique, comme théorique ! En effet, ce n’est pas du tout une chose aisée à entreprendre.

    Il y a des penseurs qui ont critiqué l’idéologie politique actuelle. Ainsi Tony Negri a-t-il rédigé un livre sur Le pouvoir constituant. Qu’en a-t-on fait ? Comment inciter des décideurs à tenir compte de critiques qui en valent la peine et moins de celles qui sont subventionnées à coup de milliards mais qui ne valent rien? Suite à ce livre, il aurait fallu faire l’inventaire des dérives du pouvoir institué dans les pays démocratiques, ne fût-ce qu’en Europe? Mais ce travail n’a jamais été réalisé. Nul ne se risquerait notamment à écrire qu’il faut impérativement sanctionner les entreprises qui corrompent des services publics pour commercialiser des denrées nuisibles par exemple. Il faudrait pourtant que cette sanction soit automatique. Si tel était le cas, Monsanto serait forcée de réparer les dégâts causés à des fermiers partout dans le monde, au lieu que ce soient ces fermiers qui se retrouvent seuls face aux avocats de Monsanto qui leur réclament des dédommagements parce qu'il y a des gênes modifiés dans leur champs.
    La gauche est incapable de prendre clairement position même face à des problèmes de ce type. Certes, ce sont des dirigeants républicains qui ont fait adopter les lois qui exonèrent Monsanto de ses responsabilités. Mais les démocrates n’ont jamais été capables de dénoncer ces mesures.
    Pour moi, défendre d’une quelconque manière la gauche politique, c’est chercher à promouvoir le système qui pille le tiers-monde pour résoudre ses problèmes, qui dilapide des ressources non renouvelables, qui menace la survie de la plupart des espèces animales et végétales. Pour moi, c’est ce système qui a failli et qu’il faut complètement réformer. Pour cela, il faut notamment dresser un inventaire. Mais, évidemment, il n’existe pas les forces capables de rivaliser avec la mégamachine autoritaire que représente les régimes soi-disant démocratiques existants, flanqués de lobbies superpuissants, avec les moyens de communication de masse à leur solde, avec l’endoctrinement scolaire qui sert à masquer les faits, avec les superbureaux d’avocats qui traquent tous ceux qui défendent leur intégrité face aux exactions, aux abus des multinationales, avec les milices privées, voire les armées de métier, qu’elles entretiennent.
    Comme défendre dieu, c’est défendre en fin de compte des principes autoritaires et le subjectivisme le plus abominable.

    La gauche ne s’est pas vraiment interposée pour empêcher le pillage du tiers-monde. Au contraire, elle a jugé qu’il était nécessaire pour garantir un emploi et des salaires élevés aux travailleurs.
    La tâche de critiquer autant de non-sens, d’incohérences, de contradictions, d’erreurs, semble souvent trop difficile à accomplir. Surtout que certaines choses sont très difficiles à critiquer. La politique est l’art du possible. Souvent, il faut se résoudre à dire que oui, certains politiciens ont trahi, qu’ils soient de droite ou de gauche, mais que, de toute manière, il est très difficile de faire quelque chose, d’agir, de changer quoi que ce soit à ce qui ne va pas. Mais pourquoi ne pas analyser ce problème en profondeur et tenter de trouver une parade?
    La manipulation des institutions démocratiques, leur affaiblissement systématique, leur truquage représente un problème fondamental. C’est ce détournement des mécanismes représentatifs qui est à la base du danger existant qui menace la société et auquel il semble impossible de faire face, de prendre les mesures qui s’imposent, qu’il ne serait pas tellement difficile de prendre, c’est ce détournement qui conditionne la sorte de servilité de la gauche comme de la droite. Tout détournement des institutions politiques devrait être sanctionné.
    Il faudrait critiquer systématiquement les journalistes qui acceptent de dire ce que d’autres décident qu’il faut dire, qui écrivent parfois même sur commande de véritables mensonges.
    Pourquoi les journalistes n’écrivent-ils pas que la course au profit est la première cause du chômage de masse ? Et aussi que le chômage est une forme de résistance à un mode d’exploitation trop souvent humiliant et qui reste largement arbitraire.
    Pourquoi la presse se prétend-t-elle encore neutre et objective alors qu’il est notoire qu’elle joue un rôle économique déterminant?
    En fait, il y a une immense tâche à accomplir : rétablir la vérité.
    Il faut voter à gauche. Mais cela ne résoudrait pas la situation. C'est ainsi que je le prends.

    On parle, on parle, et les choses...! Long commentaire. En fait, toutes les questions posées sont complexes, beaucoup trop complexes. Mais je me devais de te répondre tout cela.


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    Sujet: 
    L'avenir, l'avenir! Pour
    Auteur: 
    sl
    Date: 
    Jeu, 03/04/2008 - 10:13

    L'avenir, l'avenir!

    Pour l'avenir, il faut avoir des envies. Des envies émergent des projets. Des projets, émergent des gens qui s'impliquent pour leur ville.

    Bruxelles, il faut la vouloir comme on veut l'avoir.

    Alors parlons de cela, non?

    Moi, je la veux... verte. Avec des pistes cyclables. Un métro simple et efficace (en gros, pas comme celui qu'on a en ce moment). Des bus et trams qui quadrillent bien tout. Un système de covoiturage intelligent. Moins de voitures, moins de place pour elles (parkings, rues). Moins de béton, plus d'espaces aménagés pour la vie. Une attention nouvelle apportée à l'urbanisme.

    Je la veux... agréable à vivre. Rues réservées au jeu des enfants (fermées à la circulation), débarrassées du trafic automobile, commerces, écoles, crèches de proximité, salles de fêtes.

    Je la veux aussi animée. Avec des fêtes, des spectacles, des foires, de grands jeux... Des musiciens, jongleurs dans les rues. Tout le monde dehors! Vieux, jeunes, tout le monde.

    Je la veux dynamique économiquement. Et avec de l'économie durable. Pour cela, il faut de l'espace pour ne pas se sentir étouffé. Il faut des jeunes avec des idées (rôle de la formation). Il faut un soutien financier. Il faut une bonne dose de positivisme.

    Bon, ce sont des idées. A confronter! A développer. A lancer! Merde à la morosité, aux plaintes, il faut se réveiller!


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    Sujet: 
    Bruxelles centre d'union - vivre ensemble
    Auteur: 
    Verlinden
    Date: 
    Mar, 08/04/2008 - 11:46

    Ce qui facilite le projet de vivre ensemble est le respect de la différence tant qu'elle n'empêche pas celle de l'autre.

    Ce qui rend nécessaire de vivre ensemble est la mise en évidence de ce que nous avons en commun.

    Ainsi Règles et Lois qui gèrent patrimoine commun et respect des différences sans cesse doivent être rectifiées, complétées, réécrites, supprimées puisque jamais rien n'est comme avant !

    Pour aller vers soi-même il faut se défaire d'une partie de son passé. Ne pas l'oser condamne à instituer hier en grise survie sans vrai lendemain.

    Merci M. Van Parijs

    Et que ... Vive Bruxelles avec ses Bruxellois belges européens


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